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Lettre d'Anne Soupa et du Conseil d'administration de BGP au nonce apostolique pour demander la participation des baptisés à la nomination du futur archevêque de Paris

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Paris, le 9 décembre 2021

Á Monsieur Celestino Migliore, nonce apostolique en France

Á la suite de la démission de l’archevêque de Paris, les Baptisé-e-s du Grand Paris demandent que les catholiques du diocèse soient associés à la désignation de son successeur. Qu’ils le soient pour l’élaboration de la liste des candidats comme pour le choix des trois noms envoyés au pape, selon des procédures à construire avec les différents acteurs de la vie diocésaine.

 

Sachant l’importance de la charge confiée à un évêque, la durée de son mandat, le pouvoir qui lui est reconnu par le droit de l’Église, il n’est ni raisonnable ni sage que le peuple catholique soit dépossédé d’une responsabilité que la Tradition reconnaît comme sienne. A-t-on oublié l’élection d’Ambroise à Milan, choisi par la foule alors qu’il n’était même pas baptisé ? A-t-on oublié que pendant tout le premier millénaire, les évêques ont été nommés par leurs communautés ?

 

Or, les procédures actuelles de nomination ne sont guère couronnées de succès. L’attribution autoritaire - et lointaine- d’une charge épiscopale ne garantit nullement une bonne gouvernance. Les malheurs des diocèses de Paris et de Lyon l’illustrent suffisamment.

 

Aussi, devant l’opacité et l’archaïsme du système actuel, nous, catholiques du diocèse de Paris, demandons instamment qu’il y soit mis fin, car c’est la crédibilité même de l’Église et de ses dirigeants qui est en jeu.

 

Associer les fidèles du diocèse à la nomination de leur évêque répondra de manière constructive au désintérêt croissant des catholiques envers une institution qui les déçoit. Et pour ceux qui y restent attachés, l’ignorance dans laquelle ils sont tenus heurte leur dignité, leur amour de l’Église, et elle appauvrit l’Église. De plus, elle favorise une fragmentation du diocèse en communautés préjudiciable au sentiment d’unité du diocèse. Quant aux prêtres, qui sont pourtant les collaborateurs privilégiés de l’évêque, combien au cours des dernières années, ont souffert de décisions prises sans eux !  Tous, laïcs et prêtres, sont des adultes responsables, et tous méritent d’être écoutés.

 

Nous demandons donc que la synodalité prônée par le pape François soit mise en œuvre pour choisir notre nouvel archevêque. Et nous invitons les Parisiens et les Parisiennes à joindre leurs voix à la nôtre pour une meilleure gouvernance dans leur diocèse.

 

Anne Soupa, présidente des Baptisé-e-s du Grand Paris et, Frédérique Barloy, Claudine Bénard, Jean-François Bénard, Marie-Pierre Berleur, Monique Berré, Lise-Marie Bosse Platière, Christian Boutin, Michel Bouvard, Françoise Compain, Jean-Marie Ducroux, Thérèse Ducroux, Bernard Foucault, Jean-Louis Galland, Jean-Louis Loirat, Annie Musseau, Patrice Obert, Catherine Rabouan, Catherine Rousseau, tous membres du Conseil d’administration. 

 

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